Sortie 182 pour Trois-Rivières

Portrait fragmenté de la vie d’un homme à la fois porté, ballotté par son époque et en révolte contre elle.

Revue de presse récente

Sauvé par la littérature

Sortie 182 pour Trois-Rivières Louis Cornellier, Le Devoir, 19 décembre 2020

Lord raconte doucement sa vie dans Sortie 182 pour Trois-Rivières (La Grenouillère, 2020, 200 pages), une suite de petits tableaux qu’il qualifie joliment de « sonatines ». La petite musique qui se dégage de ces pages charme par sa délicatesse et par sa discrète sensibilité. Suite

Voyage au-delà de soi

Sortie 182 pour Trois-Rivières
Jean-François Crépeau
Le Canada Français, novembre 2020

Michel Lord déboulonne, à sa façon, le mythe de l’intellectuel vivant sous une cloche de verre, ne s’intéressant pas aux contingences de la vie quotidienne ou aux questions de société. Télécharger le PDF

Récits et nouvelles de véritables disparitions, de catastrophes et de merveilles parfois indicibles

Sortie 182 pour Trois-Rivières
Deny Gagnon, novembre 2020

Absolument charmeur et prometteur, le sous-titre donne déjà le ton à un texte qui se déroule ensuite comme une belle promesse tenue, et qui évite les pièges pontifiants de l’apologie, ou d’une démonstration qui empile preuves sur preuves, et justifications sur justifications. Suite

Lettre de Jean‑Claude Susini et Nathalie Dolbec

Sortie 182 pour Trois-Rivières
Novembre 2020

…J’ai été piégé, croyant au départ que ces quelque quarante « vignettes » (pour parler vulgaire) m’autorisaient une lecture commodément fragmentée. Eh bien non, comme dans les Kinderszenen du père Schumann, un appel d’air m’entraînait de l’une à l’autre. Un vent de fraîcheur, de colère, ou de « douce folie », au choix. Un régal. Suite

Culture hebdo

Sortie 182 pour Trois-Rivières
Novembre 2020

Un livre ouvert – La marque distinctive du gars, c’est qu’il est tout en transparence … Mettez son livre au-dessus de votre pile d’achats, vous ne serez pas déçus. L’authenticité est chose précieuse et rare. Il est peut-être l’homme honnête que cherchait Diogène dans l’Antiquité. Lien

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À propos

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Je suis comme on dit un petit gars du Cap-de-la-Madeleine, maintenant partie intégrante de Trois-Rivières, où je suis né en 1949 à l’hôpital Sainte-Marie, vite ramené à la maison de la rue Boucher dans la paroisse Saint-Odilon, alors encore fort catholique.

Mon enfance a été merveilleuse, car notre rue donnait sur la forêt à peine une dizaine de maisons plus loin et nous menait droit sur les rives escarpées de la rivière Saint-Maurice. Que de joies j’ai connues dans les sentiers forestiers, et les abords de la rivière.

Puis fin de la récréation, il fait aller à l’école. J’ai fait mes études primaires à l’école Chapais. Un passage à vide. À l’été de ma 7e année, j’ai eu le bonheur de rencontrer un frère franciscain qui faisait la quête au beurre dans le village de mes grands-parents à Saint-Adelphe. Il m’a convaincu de faire mon cours classique au Séminaire Saint-Antoine, dit aussi collège Séraphique, à Trois-Rivières.

Tout nouveau, le campus (maintenant celui de l’UQTR) venait d’être construit et a tôt disparu à la faveur du Rapport Parent à la fin des années 60. Je n’y ai passé que deux ans, malheureux comme les pierres. La vie de pensionnaire ne m’allait pas du tout.

Je suis allé ensuite à l’école secondaire L’Assomption de la 9e à la 11e année en sciences-lettres, seul de ma classe à lire comme un fou découvrant la littérature française. Puis ça a été le Séminaire Saint-Joseph pour les Belles-Lettres Spéciales. Je renouais avec les études classiques.

Enfin, le Cégep de Trois-Rivières, les deux premières années de son existence.

Ont suivi deux années catastrophiques à l’Université Laval dans une ville de Québec alors en pleine ébullition au début des années 70. Le mouvement hippie m’avait happé complètement. Décrocheur, j’ai vécu en commune, fait tous les métiers dont ceux de massothérapeute et travailleur de la construction jusqu’en 1976, année où j’ai repris sérieusement mes études au collège Glendon de l’Université York.

Diplômé, devenu bachelier en 1978, je décide de revenir au Québec pour y faire ma maîtrise en littérature québécoise. Coup sur coup, de 1979 à 1990, je complète maîtrise et doctorat, dont le mémoire et la thèse auront l’honneur de la publication.

Commence alors la carrière de professeur en 1991 : un semestre à l’Université Laval, un an à l’Université d’Ottawa, une autre à l’Université York, puis le poste tant désiré de professeur qui mène à la permanence en 1993 au Département d’études françaises de l’Université de Toronto.

La galère était terminée. J’y passerai 23 années, montant les échelons de professeur adjoint, agrégé puis titulaire, tout en assumant la direction, tantôt comme directeur adjoint tantôt comme directeur de mon département.

En 2016, je décide de prendre ma retraite, tout en continuant à diriger la section française de la revue University of Toronto Quarterly, ce que je fais depuis 1994, à être membre du collectif de XYZ. La revue de la nouvelle, depuis 1985, et à écrire. Résultat, en octobre 2020, un livre s’ajoute à la petite dizaine que j’ai publiée, tous relevant de mes recherches en littérature. Il s’agit cette fois de la réalisation d’un vieux rêve : un recueil de récits, Sortie 182 pour Trois-Rivières, où je ratisse large sur mon passé entre Trois-Rivières, Québec et Toronto.

Autre marque de mes activités intellectuelles, continuant mes recherches en tant que québéciste : un essai sur Anne Hébert à paraître en avril 2021. Ce parcours fait l’économie de mes autres passions : la musique classique (je suis un collectionneur impénitent), les plantes d’intérieur, le jardinage autour de nos deux maisons, à Toronto et à Orono, village à une heure de route à l’est de Toronto où nous jouirons bientôt en permanence, mon mari et moi, de notre retraite.

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